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Les énigmes des civilisations andines, et par extension du Continent américain, archéologie, histoire, ethnologie, traditions, etc.
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LES MYSTERES DES ANDES |
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Adama
Président-Fondateur du Kolob Order

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Joined: 25 Dec 2007
Posts: 377
Localisation: City of Zarahemla
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Posted:
Sat 5 Jan - 01:41 |
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Pachacamac
Pachacamac est un vaste site archéologique de culture préinca qui s'étend sur quelque 200 hectares, à une trentaine de km au sud de la ville de Lima, le long de la panaméricaine sud. Il se visite d'ailleurs habituellement en véhicule en raison de ses dimensions. On y distingue plusieurs temples dont le temple de Pachacamac, le temple du Soleil, l'Accllahuasi ou couvent des femmes choisies (désigné aussi par certains comme temple de la Lune ou de la Pachamama, d'une façon comme d'une autre destiné à honorer la féminité), la place des pèlerins, le complexe Taurichumpi, etc. Le site possède un petit musée de site dans lequel on retrouvera une idole de bois.
Pachacamac était semble-t-il une véritable ville religieuse, laquelle, comme de nombreuses autres, le long de la côte désertique péruvienne s'était développée en bordure d'un fleuve qui débouche sur l'océan Pacifique.
Le site se trouve actuellement enchassé entre le fleuve Lurin (sur sa rive droite) et la route Panaméricaine sud .
Il possède à l'ouest une vue imprenable vers l'océan Pacifique.
La ville, outre sa dimension respectable, avait comme autre particularité d'abriter des temples, un couvent pour "femmes choisies" (appelées accllas) et aussi un oracle tellement fameux qu'il continuera d'être consulté par les incas, qui n'hésiteront pas à agrandir la ville et y construire des temples qu'ils édifieront à leur divinité comme le Soleil ou la Lune, mais rendront également un culte à Pachacamac dont la traduction serait : le "créateur de l'univers".
Une ville opulente qui devait certainement vivre en bonne partie de la réputation de son oracle, de son centre religieux, car on apportait maintes offrandes pour honorer les dieux des temples ou consulter l'oracle. C'était une ville de pèlerinage comparable à son époque à des villes comme Rome, Jérusalem, La Mecque, Fatima ou Lourdes.
La pêche (qui devait être florissante en raison de sa proximité avec l'océan Pacifique particulièrement poissonneux), contribuait certainement à ce que sa population (et les pèlerins) ne manquent de rien. De plus, sa situation médiane entre les deux extrémités de l'empire Inca au moment de sa plus grande extension est donc bien située sur les routes commerciales et d'échanges côtières ou provenant des andes. Son cimetière regroupait plus de 30.000 tombes. Des systèmes de canalisations drainaient l'eau du fleuve Lurin et de nappes fréatiques pour alimenter la ville, ses champs, ses bassins et fontaines pour la distribution dans la ville, aux pélerins, aux marchés. L'oracle attirait des gens de partout et était très vénéré pour l'importance de ses prédictions, de ses pouvoirs de médecine et comme intermédiaire du dieu Pachacamac si terrible qu'un seul de ses mouvements pouvait provoquer tremblement de terre et raz de marée.
Toutefois on attribue à l'oracle trois grandes erreurs qui firent chuter mortellement l'estime qu'Atahualpa aurait pu comme d'autres depuis Pachacutec avoir pour lui.
- La première d'entre elles fut d'avoir prédit erronément que son père l'Inca Wayna Capac guérirait de la terrible maladie qui decima aussi une partie du peuple de Nord. Mais comme 200.000 autres habitants de la région et membres de sa famille l'Inca ne guérira pas et décèdera.
- La seconde à sa grande colère est qu'il prédit à Huascar qu'il serait l'Inca et vaincrait Atahualpa. Cette prédiction avait donné courage et enthousiasme aux troupes de son adversaire mortel de demi-frère.
- La dernière il aurait pourtant vraiment voulu qu'elle soit vraie: l'oracle avait la victoire écrasante et définitive du peuple inca sur les profanateurs venus de la mer.
Les Espagnols n'eurent pas beaucoup de mal à trouver la ville puisque c'est l'Inca Atahualpa lui-même qui va leur en indiquer l'emplacement. En effet, celui-ci, prisonnier des Espagnols, va leur offrir de rassembler une fortune en or et en argent contre sa liberté. Voyant la grande impatience des conquérants (inclus la sienne de recouvrer sa liberté), il va non seulement ordonner que des quatre coins de l'empire on commence à acheminer de l'or et de l'argent vers Cajamarca, mais encore il va indiquer quelques endroits aux Espagnols où il pourront trouver ces métaux precieux. Selon lui, un des endroits qui en possède de grandes quantités se trouve le long du Pacifique, aux temples de Pachacamac. Atahualpa, enjoindrait même Pizarro à ne pas traîner, sachant que le risque est grand que les prêtres du sanctuaire ne commencent à cacher l'or et l'argent des objets de cultes aux fins de les soustraire à la convoitise des conquistadores. Du même coup Atahualpa règlait un compte avec l'oracle qui par trois fois lui avait menti.
Francisco Pizarro confiera alors à son frère Hernando la mission de trouver Pachacamac et d'en ramener l'or, l'argent et tout ce qu'il y trouvera de précieux. Pour se faire, il lui donne une vingtaine de cavaliers et quelques fantassins et indiens.
Ils mettront environs trois semaines pour parvenir aux portes de la ville et du sanctuaire.
C'est de la description qu'Hernando Pizarro fera lui-même que l'on aura les premiers textes relatifs à Pachacamac.
Mais, Atahualpa avait vu juste. Une fois que les prêtres ont eu vent de l'arrivée des Espagnols et de leur réputation de pillards sacrilèges assoiffés d'or et d'argent, ils ont commencé à faire disparaître le plus de choses possible.
Ils arrivent devant une grande ville religieuse par une des grandes portes d'accès à la ville entourée de hauts murs, plusieurs murailles concentriques. Curieusement on n'a pas fermé les portes.
Les habitants sont persuadés que l'immense prestige de l'oracle et des dieux de la cité religieuse maintiendra vite ceux-ci en position respectueuse. Il y a trop de monde pour que les étrangers puissent faire quelque chose. La foule est innombrable, entre pélerins, marchands arrivant, en partance, ouvrant leurs étals, les artisants, les prêtres, les conducteurs de caravane, les porteurs d'eau, les porteurs de cannes pour les abris, ceux qui amènent les fourrages pour les corrals à bête de bât comme les lamas, les porteurs d'idoles, de momies, de curacas etc. Et si ce n'était le cas la moindre offence au dieu pachacamac lui-même engendrerait de sa part un réponse si violente que les habitants même de l'endroit aurait à la craindre. Les Espagnols apprendraient ce que tremblement de terre, raz de marée signifie!
Mais, ils ne semblent pas au courant, ils entrent par la grande porte. Marchent d'un pas décidé, attrapent ça et là, hommes, pélerins, prêtre indistinctement. Ils veulent l'or et l'argent! Ils se font guider entre les maisons, temples et pyramides jusq'au plus importantes.
Hernando voit les traces d'objets déplacés, il doit bien y avoir pour 400 charges d'objets substitués à leur convoitise.
Pourtant, ils sont entrés partout, ont bousculé les prêtres, ont profané les temples pour en extraire et l'or et l'"idolâtrie".
Tous s'attendent les mains pressant leurs tête ou se couvrant le visage à un cataclysme vengeur de la part du dieu qui a-t-on dit ne pouvait bouger de crainte de provoquer tremblement de terre et raz de marée.Mais les Espagnols semblent s'en battre le coquillard, il n'en ont cure. Ils brandissent bible ou croix pour tout ce qui pourrait relever du malin et épée, dague ou mousquet pour tout ce qui est humain. Et contrairement à toute attente,....rien ne se produit! Alors que, des décénies plus tôt lorsque Pachacutec, l'arrière-grand-père d'Atahualpa était descendu sur la côte en dominateur, toutefois soucieux de préserver les règles religieuses, le ciel s'était couvert et la terre avait tremblé, renforçant la légende. Ici il semble que le seul cataclysme à craindre était les Espagnols eux-mêmes. Ils trouveront un des "totems" sacrés en bois lié au culte de Pachacamac, dans une pièce obscure et nauséabonde dont les torchères révèleront l'usage macabre de sacrifices animaliers et humains. "Horrifiés", ils feront détruire le totem, selon eux, poisseux de sang, par le feu.
Ils pressent les occupants des lieux de leur dire ce qu'il est advenu de cet or. Ceux-ci, habiles, leur répondent que cet or est en route pour Cajamarca pour le paiement de la rançon de l'Inca. Tout l'or, tout l'argent et autres choses précieuses.
Vrai ? Faux ? Tout le monde sait que des caravanes de lamas, d'hommes et femmes font route vers Cajamarca où Francisco Pizarro et ses hommes, mais aussi des écclésiastiques attendent impatiemment d'avoir en main le tribu pour ne plus se sentir "obligés" de tenir leur parole de relâcher l'Inca sans qu'aucune goute de son sang ne soit versée.
Les pressions des conquistadores ibères et leur nouveau prestige comme seuls à avoir pu défier impunément Pachacamac, ainsi que leur volonté de ne pas bouger de là avant qu'on leur apporte or, argent et autres richesses.Ils resteront à Pachacamac près d'un mois! Période qu'ils mettront à profit pour découvrir les alentours.
Des chefs, des curacas, de l'endroits mais aussi de régions plus éloignées défileront et leurs apporteront des présents en or, en argent pour les calmer, tenter de les satisfaire.
Lincoto seigneur de Mala, Allaucax, Curaca de Noax, Chumbiauca seigneur de Chincha, Yspillo Curaca de Sullismarca et d'autres. Mais, l'impression des Espagnols est que tous tentent de les amadouer avec bien peu, de les rouler sans qu'ils ne puissent le prouver, feignant la soumission et la collaboration volontaire.
Ceci dit, ils ont beau être amers de ramener "si peu", ils ramèneront néanmoins 27 charges d'or et 16.000 onces (une once vaut environ 30gr) ou 480 kg environ d'argent de Pachacamac.
C'est à peine s'ils ont eu un regard pour la beauté de la ville ses bassins d'alimentation d'eau, amenée par canaux, siphons et fontaines ou "puquio" du fleuve Lurin et de la nappe fréatique vers la lagune UrpiHuachac et de la vers les bassins de la ville.
Source : http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://amerique-latine.com |
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