Les énigmes des civilisations andines, et par extension du Continent américain, archéologie, histoire, ethnologie, traditions, etc.


LES MYSTERES DES ANDES

 


 


 


 

 

 

 

 

 

 
 
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Adama
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UNI PACHACUTI -  LE GRAND DÉLUGE ANDIN   
Après le Déluge, le Soleil posa ses premiers  rayons,  avant tout autre lieu, sur  la la faune du Titikaka.,.                     (Annales incas).
LE MYTHE DES SOLEILS ET DES AGES GEOLOGIQUES

En arrivant en Amérique, les conquistadores et en particulier les chroniqueurs qui se déplaçaient au gré des chevauchées épiques des découvreurs du Nouveau Monde, écoutèrent tous le même écho d'un terrible déluge. La tradition était générale, depuis les  terres  nordiques  des  Peaux-Rouges  jusqu'aux possessions australes des Tehuelches de la Terre de Feu. Dans son « Histoire de la Culture péruvienne », Atilio Sivirichi fait le bilan de ce mythe répandu à travers les deux Amériques. L'auteur remarque que « les caractéristiques spéciales que le déluge y acquiert, confirment l'hypothèse d'un déluge non pas biblique mais provoqué par des cataclysmes géologiques ».


L'archéologue péruvienne Rébecca Carrion Cachot parle de « certains phénomènes qui bouleversèrent tout le continent et laissèrent (les traces palpables de leur ampleur. Ces phénomènes, écrit-elle, coïncidèrent probablement avec l'exhaussement des Andes qui entraînèrent la conséquente immersion du littoral », Des éruptions volcaniques accompagnées de séismes et de pluies torrentielles surprirent les vieux peuples qui vivaient alors, souligne l'investigatrice, « l'âge d'or d'une prospérité accréditée par le développement intensif des beaux-arts, spécialement d'une architecture monumentale qui  n'eut pas de rivale aux siècles postérieurs ».

 Le Père Avila écouta  les  Indiens du  Cuzco qui avaient souvenir de « cinq jours d'obscurité » pendant le déluge. Toutes  les  versions  des  chroniqueurs  de  la conquête des Amériques coïncident dans le fait que le  monde  fut  plongé  dans  les  ténèbres  après  un déluge...

 Une  tradition  recueillie   par   G.W.   James déclare que, « en dépit des avertissements de ceux d'en  haut,  leurs ancêtres  du  commencement des temps étaient très méchants, persévérant dans leurs péchés jusqu'à ce que le peuple des ombres décide de les effacer de la surface terrestre.  «.  Les  deux grandes  sources  d'eau  du  monde  furent ouvertes — le réservoir d'en haut d'uù tombent les pluies et celui d'en bas qui alimente les sources, les ruisseaux et les fleuves. Les bondes ôtées, les pluies s'abattirent et les fleuves débordèrent jusqu'à ce que les Zunis comprissent que la colère des dieux les frappait. Ils se réfugièrent en hâte sur le sommet du Tai-vo-al-la-iie (le mont Tonnerre) où les plus jeunes pêcheurs et des méchants se moquèrent de la frayeur des autres, se refusant à croire que les flots du ciel et des profondeurs puissent monter les engloutir. Cependant,    les    eaux    montaient    lentement,    de plus en plus haut et les rieurs eux-mêmes furent réduits au silence... La peur envahit toutes les âmes. gn vain, les grands prêtres des diverses confréries chantèrent, dansèrent et firent de la grande fumée en offrant des sacrifices. La colère de ceux d'en haut ne se calmait pas et le grand chef des prêtres décida de se retirer sur le plus haut sommet de la montagne sacrée  pour y  méditer et  intercéder lui-même en faveur de son peuple. Quand il revint, il  rapportait  la  réponse  des  dieux  ;  ceux  d'en  haut ne se calmeraient que si on leur sacrifiait le plus beau des jeunes garçons et la plus ravissante des filles vierges.  Ils  seraient précipités  dans  les  flots au cours d'une cérémonie propitiatoire.



  « Tristement le peuple écouta puis discuta pour savoir qui choisir puisque le sacrifice était nécessaire, Vn jeune homme fut trouvé aussi beau qu'un dieu : il était fort, radieux, aimé de tous. Il avait des traits délicats... Mais nul n'osait murmurer le nom de la plus belle bien que la pensée vînt aux esprits de tous que l'élue ne pouvait être que la fille unique et bien-aimée de  leur cacique.  Celle-ci comprit, baissa la tête et alla prendre place à côté du jeune homme désigné.
 « On habilla le couple des plus fins atours, on les orna de bijoux et de couronnes puis lentement le chant de mort monta vers le ciel. Le cacique les bénit tous deux en invoquant le pardon de ceux «l'en haut puis il précipita lui-même ceux qui étaient dignes d'être sacrifiés aux dieux,  dans les eaux bouillonnantes.

  «  II  n'était   que   temps...   Déjà   la  multitude  se serrait sur un minuscule plateau du sommet de la montagne que les flots cernaient. Aussitôt accompli le  terrible  sacrifice,  les  eaux  se  mirent  à  baisser «nais il fallut des jours et des semaines pour que la vallée soit complètement asséchée et que le peu. pie puisse la regagner.

 « Quand ils se retournèrent pour contempler la cime sacrée, ils distinguèrent debout deux silhouettes et ils comprirent que ceux d'en haut avaient fait un signe. Le grand cacique les assura solennellement que ces deux images célestes étaient celles de sa fille et de son compagnon sacrifiés et dès lors les Zunis vécurent dans le bien et le respect des dieux ».

 Les lowas, tribu de Peaux-Rouges qui vivaient « dans une île où naît le Soleil », d'après leurs croyances les plus reculées, en furent délogés par un déluge qui engloutit la plupart de leurs aïeux. Le Grand Esprit dut créer un nouveau couple d'où ils descendent.

 La cosmogonie américaine fait une place prépondérante aux différents âges géologiques qui apparaissent divisés en « Soleils » comme le constate encore  en  1881,  le  comte  Charencey  devant le Congrès des américanistes, à Madrid.

 Le frère Toribio de Matolinia indique que les Mayas comptaient cinq âges ou Soleils :
 — Nahui-Atl, le premier Soleil disparu sous les eaux qui noyèrent tous les gens. Selon une traduction du Codex Chimalpopoca traduit par l'abbé Bourbourg, « la durée de ce Soleil fut de six cent soixante-seize  ans  au  bout desquels les  hommes furent en un seul jour, transformés en poissons. Les montagnes disparurent sous l'eau qui demeura tranquille durant cinquante-deux printemps ».

 — Nabui-Acelutl, le second Soleil tomba sur là Terre où il calcina jusqu'au dernier des habitants de l'Amérique centrale.

  — Nahui-Ehecatl le troisième Soleil fut éclipsé par des ouragans qui déracinèrent les arbres et
leg montagneSi les projetant dans l,e8 airs. Les hommes furent alors convertis en singe (Jzumatin. _ Nahui-AcatI, le cinquième Soleil — le nôtre — nirgit après quinze années de ténèbres. Trois Mayas seulement  survécurent,  réfugiés  à  bord  d'une pirogue...

Les Aztèques se souviennent de quatre Soleils :
 _ Ocelotonateich, le « Soleil des Ocelots » avec Tezcatlipoca, le dieu de l'Obscurité.
 — Escatonatench, le « Soleil du Vent •» sous le règne de Quetzalcoati, dieu de l'Air venu de l'Ile Aztlan que certains assimilent — sans doute avec raison — à l'Atlantide,
 — Qniauhtonatiuk, le « Soleil de Pluie » du dieu Tialoc.
 — Otonatiuc, le « Soleil d'Eau » avec la divinité aquatique Chalchiutligue.

D'après Pedrarias d'Avila, les Indiens de Santa Cruz, près du golfe d'Araba, savaient qu'un grand seigneur nommé  Chiripa,  fit tomber du ciel  la « grande pluie ».

 Au Yucatan dans la province de Mérida et à Panama, un couple et ses enfants se sauvèrent du déluge dans une canon. Les Indiens caraïbes attribuaient la catastrophe à l'oiseau lbTs qui « retourna la Terre sens dessus dessous », formant un cercle de très hauts sommets où se réfugièrent quelques individus.

 Les Arawaks attribuaient le déluge à trois grands Esprits ; Mokanaima, Aittlob-Kindi et Morerewana, «Pli se battant, déchaînèrent de terrorifiques cataclysmes de feu et d'eau. En Colombie, les Chibehas conservaient diverses croyances qui se rapportaient à des phénomènes Plutoniques. Le plus important revenait à Chibchacurn qui, pour punir les hommes, fit déborder les rios Sopo et Tibito affluent du Tunza. formant un lac immense. Réfugiés sur les cimes  andines, les gens implorèrent le dieu Bochica qui leur apparut sur un arc-cn-ciel. De son bâton (l'or. Bochica rompit le Tequendama pour que les eaux puissent s'écouler par la brèche. Et il condamna le Chibehacum à charger le monde sur son dos. C'est l'Atlas américain.


 En Colombie encore, sur le mont des Géants, les géologues ont retrouvé des squelettes d'animaux préhistoriques qui, fuyant l'assaut des eaux, moururent à 300O mètres d'altitude faute de pâturages, Les Achaguas du Haut-Orénoque accusaient Catana le  déluge  d'avoir  détruit  tous  les  peuples  et  les animaux. Vn grand lac subsista qui, peu à peu asséché, forme encore de nos jours la lagune CatenaManoa.

 En Equateur, le déluge tient une grande place également sous le nom de Hatun Tamiajunda Pacliapag, « l'époque de la Grande Pluie » que les historiens du pays situent il y a quelque vingt mille ans. Ce cataclysme aurait été provoqué par l'éruption massive de tous les volcans de la « ceinture de feu du Pacifique » situés en Equateur, qui soufflèrent dans le ciel de gigantesques colonnes de vapeur brûlante. L'air saturé de nuages sombres et épais, retomba ensuite sous forme d'une pluie diluvienne, mortelle pour tout ce qui vivait. Les coulées de lave obstruèrent le cours des rios qui débordèrent, créant des lacs qui ne cessaient de s'élever. Porté par les eaux — ce qui lui valut un nom qui intrigue tant d'américanistes aujourd'hui encore — apparut alors un messager à tête resplendissante, portant une longue barbe aussi blanche que sa tunique longue : Viracocha, qui apportait aux survivants du cataclysme le réconfort de la parole et des lois structurales pour rétablir l'ordre de la vie.

 Antonio de la Calancha mentionne que l'on vénérait à  Gonzamana. en Equateur sous la conquête.
une roche qui gardait les prétendues empreintes de Viracocha. Parmi les survivants, figurent deux frères de la tribu  des  Canaris,  qui  réussirent  à  escalader  la cime du Huaynan, au-dessus de Tornebamba. Ataorupaqui et Cusicayo furent aussi les deux seuls survivants de l'antique Quito qui échappèrent à la montée des eaux. Grimpés sur le mont Wakaynan, ils furent sauvés de la famine par deux jriiacamayos, des perroquets aux vives plumes qui leur apportaient des vivres en cachette et leur préparaient  de  la  chicha  de  maïs.  Ils  s'éprirent  des oiseaux qui, par amour, se transformèrent en deux très  belles  Indiennes.  Celles-ci  leur  annoncèrent qu'elles étaient envoyées par Viracocha pour leur porter secours et en souvenir de ce miracle, les aborigènes de Canaribamba adorent les perroquets aras.



Ils déposaient aussi en offrande sur la cime du Wakaynaii, des plumes de guacamayu et le père Cobo raconte qu'il put admirer un objet très ancien qui représentait deux de ces oiseaux perchés sur le haut d'une colonne de cuivre.

 Au cours d'un séjour à Quito, j'ai écouté d'autres versions du déluge équatorien, perpétuées par le frère Marcos de Niza. « En des temps très antiques eut lieu un naufrage général des hommes qui fut provoqué par un énorme serpent qu'un chasseur avait transpercé de flèches. Pour se venger, le serpent vomit une telle quantité d'eau que la terre entière en fut recouverte.

 « Seuls, une femme nommée Pacha avec ses trois fils  et leurs femmes se  sauvèrent  dans une  caisse de bois qui s'éleva avec les eaux jusque sur la cime du volcan Pichincha qui domine la capitale de l'Equateur.Au bout de quelques jours. Pacha relâcha l'oiseau Ullaguanga, une sorte de corbeau des Andes, qui ne revint pas car il était occupé à dévorer les cadavres des naufragés.« Un second oiseau envoyé peu de temps après, rapporta dans son bec des feuilles vertes ce qui indiqua aux survivants que les eaux se retiraient... »  (Note d'Adama : le parallélisme avec le récit biblique du Déluge est ici saisissant).



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Le Mont Pichincha qui est un volcan. Il est dans le récit andin l'équivalent du Mont Ararat dans la Bible  

Chez les Guaranis, le déluge est nommé lporo. Pour les Tupis, le responsable de la catastrophe serait un puissant mage, Irinniaje qui, voulant éteindre le feu mis à la terre par Monan, le créateur, répandit l'inondation. Les Indiens Gez du Brésil considéraient le déluge comme l'œuvre d'Anatiwa, un esprit maléfique auquel échappèrent quelques privilégiés qu'une poule d'eau guida jusque sur le pic Saracura. Elle leur apporta ensuite dans son bec, la terre nécessaire à leurs cultures.
 Lord Kingsborough a rappelé que la vue des gigantesques dépôts de coquillages marins qui jonchent les pics des cordillères, mêlés d'os humains, ont pu inspirer aux Indiens l'idée d'un cataclysme qui aurait amené la destruction de la vie.



Les Araucans attribuaient l'inondation diluvienne à la « guerre que se livrèrent deux gigantesques serpents ». L'un gîtait dans les grottes du mont Ten-Ten, une cime sacrée. L'autre dans les bas-fonds de Caicai-Vilu. Le Ten-Ten prévint les Indiens que la mer allait s'extravaser. Mais les Araucans n'en crurent rien. Ou bien ils pensèrent que les uns se convertiraient en poissons, les autres en baleines, en thons, en poissons-épée, en Usas et en robalos et que le Ten-Ten leur apprendrait à nager. Mais le Caicai-Vilu, ennemi du Ten-Ten et des hommes, fit sortir la mer de son lit pour recouvrir la terre. Doués chacun d'une force monstrueuse, les deux serpents se battirent. Comme ni l'un ni l'autre ne parvenait à se débarrasser de son adversaire, Ten-Ten fit croître les cimes et Caicai-Vilu s'élever les
gun. Tous les ... devinrent des êtres aquatiques  jusqu'à  ce  qu'ils  sacrifient  un  enfant  aux eaux qui aussitôt, s'abaissairent. Depuis cette époque, au Chili, beaucoup de tribus portent  des noms de poissons, de baleines, de phoque; etc. Il existe une cime chauve, colinne calcinée en souvenir de deux couples et de leurs enfants qui s'y trouvaient et qui furent, avec elle, soulevés jusqu'au ciel  ou  ils " touchèrent le Soleil et se brillèrent ".


 Les Indiens du Chaco et de l'Argentine ont de nombreux mythes diluviens. En pleine nuit, pour échapper a l'inondation, les hommes, les ours, les autruches et les guanacos escaladèrent les montagnes. En chœur ils supplièrent le Soleil d'éclairer leur route pour qu'ils ne  s'enlisent pas dans les lacs de boue. L'astre leur manda sa femme la Lune qui. marchant  sous  la  pluie,  tenait dans  sa main un flambeau. Mais l'eau qui tombait drue refroidit sa lumière et c'est pour cette raison que la Lune éclaire à présent les Indiens d'un feu sans chaleur.

 Quant aux Patagons, ils possèdent un héros, Kuanit, qui fut emporté par les eaux sur une ile flottante.

 Enfin, les Yaguanes accusent la Lune qui, tombant par mégarde dans la mer, la fit déborder, Seuls, les pêcheurs de l'île Câble survécurent au désastre,



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Carte de l'Empire de Tiahuanaco   
 
LE FAMEUX DELUGE DE TIAHUANACO   
Les anciens Péruviens, eux aussi, divisaient les temps géologiques en cinq périodes : — Le Soleil de l'Eau diluvienne. — Le Soleil de l'Air et des Ouragans. — Le Soleil de Feu des volcans.— Le Soiril de la Terre qui éclaira les migraliona — Le Soleil d'or adoré par les Incas.
Le Père Cristobal de Molina, « el Cuzqueio » fut chargé par le vice-roi Francisco de Toledo de rédiger une « Relation sur l'origine, la vie et les coutumes des Incas, combien ils furent et leurs fêtess.  leurs  lois,  les  guerres  qu'ils  eurent,  les gens et les nations qu'ils conquirent », La plus grande  partie  de  cet ouvrage monumental est malheureusement perdue. Mais en 1572, Cristobal de Molina écrivit « Rites et Fables des Incas », J'y ai trouvé le récit complet de la tradition diluvienne au Pérou.

 « Une fable représentant ce déluge, affirme le chroniqueur, fut peinte sur l'un des patios historiques des anciens Péruviens. »Ces peintures sur étoffe montraient « la vie de Manco Capac qui fut le premier Inca dont ils commencèrent à se vanter, les Fils du Soleil et les rites  de  l'adoration  solaire  et  la  grande  nouvelle du déluge ».



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KALASASAYA TEMPLE (TIAHUANACO)   
 Molina dit que les Indiens racontaient qu'avant le cataclysme « les lamas, guanacos et autres animaux domestiques, se montrèrent singulièrement tristes. Jours et  nuits sans manger, ils regardaient le ciel.  Un berger qui  s'en  aperçut réunit ses six enfants et son bétail et les conduisit sur le plus haut cerro d'Ankasmarka d'où ils contemplèrent la pluie qui tombait interminablement. Les eaux s'élevaient sans cesse mais la montagne croissait d'autant. Et ces survivants du désastre purent repeupler la province ». Les indiens Kuyos de Pisac, dans la Vallée Sacrée de l'Urubamba, affirment être les descendants du berger des hauteurs de Caica qui demeurent dans leur esprit " l'arche de Noé" andine. De la vallée, on distingue les ruines d'une cité-oratoire que les survivants de ce déluge construisirent en souvenir.


 Francisco de Avila note la même tristesse légendaire des bêtes des Andes, "jusqu'au débordement de la mer qui recouvrit la terre ", Un seul homme survécut sur la cime de Villacota dans la région de Huarochiri. non loin de Lima. Ailleurs, un couple se sauva dans la caisse d'un gros tambour. Quand les eaux demeurèrent étales, « le vent les rejeta vers Tiahuanaco, a soixante-dix lieues du Cuzco ».

 J'ai   aussi   retrouvé   la   légende   qui   explique   la disparition du « Paradis » perdu de l'Altiplano du Kollao, « détruit et submergé parce que les hommes désobéirent ». « Auka, l'Esprit du Mal, suggéra aux Kollas d'escalader les Andes pour y cueillir la « Fleur de Feu ». S'ils y parvenaient, il leur promit <; qu'ils auraient les mêmes pouvoirs que les  dieux. Mais les Apus -'cillaient du haut des Cordillères et ils envoyèrent les Pumas mangeurs  d'hommes, qui  dévorèrent la plupart des Kollas. Le Soleil pleura si abondamment la mort de ses fils qu'il inonda de ses larmes toute la  vallée.  Les  félins  furent  noyés  tandis  que  se formait le lac Titikaka. »



 
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LA VALLEE SACREE DES INCAS "L'URUBAMBA"   
 C'est à Sanniento de Gamboa que l'on doit de connaître le nom que les Indiens donnaient à ce déluge : « Uni Pachacuti » ce qui signifie "la destruction du monde par l'eau ". Ou encore « l'eau qui bouleversa la Terre ». La tradition dit qu'il plut durant « soixante jours et autant de nuits » — vingt de plus que dans le déluge de la Bible.. .....on peut voir dans les ruines de Pukara, situées à dix lieues du lac sacré, les formes de ceux qui furent pétrifiés par Viracocha en mémoire de ce fait. « Et cela, avant que le dieu suprême ne crée une race denouvelles  gens.  ceux  du  second  âge  après  le déluge.

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Ruines de Pukara (Chili)   
 
  A Tiahuanaco qu'il visita en 1574 et dans toute la province de Chuquisaca qu'il parcourut, le Père José de Acosta entendit la même version. Il n'est question dans cette province, rapporte-t-il, que du déluge sans que l'on puisse déterminer si celui-ci est le déluge universel contenu dans la Divine Ecriture ou quelque inondation particulière à la région qu'habitent les Indiens. Moi, note Acosta, je suis du côté de ceux qui pensent que les restes et les marques de ce déluge ne sont pas du déluge de Noé mais d'un autre comme celui que raconte Platon ou celui que chantent les poètes de Deucalion.
 Antonio de la Calancha est le plus prolixe des missionnaires  de  la conquête  lorsqu'il  parle du déluge dans la célèbre "Chronica Moralizada de l'ordre de San Augustin du Pérou ». Recensé dans le premier volume, le récit nous apprend que  les Indiens disaient que le dieu qui avait créé le monde et qu'ils appelaient Pachayachachic (le Maître Invisible) fut déconsidéré par les hommes qui adoraient les eaux, les sources, les montagnes, les rochers parce qu'ils  ne  firent pas  plus  de  cas  du  créateur, "Pachayachachic"  souffrit  beaucoup  d'un  tel affront. Il châtia l'injure de ses rayons brûlants. Mais ce châtiment ne freinant pas leur iniquité, il s'irrita tout à fait et déversa sur eux une si grande quantité de pluie et une telle quantité d'eau qu'il les noya tous à l'exception de quelques-uns non coupables, à qui le dieu permit d'atteindre les très hauts arbres et les cimes qui couronnaient les montagnes où ils se cachèrent dans des grottes et des cavernes.

 « Quand la pluie cessa, il leur dit de sortir et d'aller  peupler  la  terre  où  ils  vivraient  allègres et heureux. Ceux-là furent à leur tour reconnaissants aux monts, aux grottes et aux autres cachettes qu'ils commencèrent à adorer. Et leurs fils les vénérèrent, faisant à chaque  chose une  idole et  une huaca.

 « Voilà l'origine, selon Calancha, de tant de multitudes d'adoratoires et de huacas où furent enterrés les premiers progéniteurs de chaque famille. Mais le  dieu  se  fâcha  à  nouveau  et  convertit  tous  les maîtres de ces adoratoires en pierres dures, comme des endurcis que ni les rayons de feu ni les grands déluges d'eau n'avaient pu convaincre ».

 Antonio de la Calancha nous apprend encore que jusqu'alors le Pachayachachic n'avait pas créé le Soleil, la Lune et les Etoiles et qu'il fit tout cela à Tiahuanaco et dans la lagune de Titikaka . Quelques détails pittoresques nous sont apportés par Lopez de Gomara. « Les hommes qui se réfugièrent dans certaines cavernes des très hautes sierras,  dit-il,  bouchèrent  les  issues  de  ces  abris  de façon que les pluies n'y puissent entrer. Ils mirent à l'intérieur beaucoup de réserves et d'animaux.


Quand ils n'entendirent plus tomber la pluie, ils  jetèrent  deux  chiens  dehors.  Ceux-ci  revinrent sales et mouillés. Les hommes comprirent que les eaux ne baissaient pas encore. Ensuite, ils jetèrent d'autres chiens qui revinrent boueux mais secs, ce qui leur indiqua que les pluies avaient enfin cessé et ils sortirent de leurs refuges pour repeupler la terre.  Ils eurent beaucoup de travail et de gêne à le faire, ajoute le chroniqueur », à cause des grandes et nombreuses couleuvres qui naquirent de la vase diluvienne. Ils parvinrent à les tuer toutes mais ils croient  toujours  à  la  fin  du  monde.  Après  une grande sécheresse, « le Soleil, la Lune qu'ils adorent se perdront car le déluge n'en était que l'annonce ».

 Anello de Oliva mentionne qu'après le Pachacuti Uno, apparurent de mystérieuses peuplades sur la
côte de Pirua. Tumbe. le principal cacique, laissa deux fils dont l'aîné Quitumbe fit construire des balsas pour se diriger vers le sud. Ce navigateur aurait fondé  Pachacamac,  l'immense  ville  morte située  quelques  kilomètres  au-dessous  de  Lima. Cataya, le second fils, lutta contre les gigantesques barbares.




 
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Les ruines de Pachacamac   
 Les traditions urus, qui se donnent pour le plus vieux peuple de l'Altiplano du Kollao, font allusion à un passé opulent : quand leurs ancêtres habitaient la  terre  ferme...  Un  châtiment  divin  les  frappa d'un déluge qui les obligea désormais à vivre sur le lac Titikaka ».  Pendant le déluge, rapporte le père Cobo, le Soleil  se cacha sous  un rocher de  l'île Titikaka, en compagnie de quelques hommes qu'il voulut protéger. Entre ceux-ci se trouvait Manco Capac. Le souvenir d'un déluge américain se retrouve également en Amazonie. Les Indiens du haut Napo racontent à leurs enfants, le soir à la veillée, dans la hutte enfumée par les torches de résine, qu'une terrible  inondation  provoquée  par  l'occlusion  du cours du fleuve, forma une vaste mer intérieure où disparut l'arbre sacré Sumaco, qui était le plus élevé de la forêt vierge.


Les Paumaris qui campent sur les rives du rio Purus, affluent de l'Amazone, se rappellent une gigantesque trombe d'eau qui descendit des montagnes et fit périr l'humanité. Seuls les Paumaris en réchappèrent parce que la tribu a pour coutume de vivre constamment sur l'eau, à bord de grands radeaux de balsa qui s'élevèrent avec le courant.

Les Maynas du rio Maraion prétendent descendre d'un seul couple qui se sauva du déluge en grimpant aux branches d'un haut zapotillier.

Les Indiens Yungas de Bolivie, établis de longue date dans les chaudes vallées au pied des Cordillères, ont eux aussi un mythe diluvien. Les dieux avaient défendu aux Yungas de faire brûler les forêts qui tapissaient le flanc des montagnes. Mais recherchant les rares  terres fertiles,  ils désobéirent... L'épaisse fumée qui couronna le fantastique incendie couvrit les cimes de l'lllimani et du Mururata, A la demande de Viracocha, le dieu Kon déchaîna pendant plusieurs jours une pluie torrentielle qui détruisit les cultures,  fit s'écrouler les  huttes  comme  château de cartes, effaça les chemins et rendit impossible toute communication avec le haut plateau.

Dans ses " Mémoires", Montesinos stipule que « tous les anciens peuples et rois du Pérou antédiluvien disparurent avec de merveilleuses civilisations et que la vie ne revint que cinq cents ans après le "terrible cataclysme".

UNE DEGLACIATION SUBITE ?

Aux environs de Lima, j'ai fait une curieuse découverte, sur les premières hauteurs qui s'élèvent à la sortie des ruines d'antiques villes mortes, à Cajamarquilla et à Nieveria : des empreintes de pieds d'enfants et d'adultes qui, fuyant peut-être le fameux « déluge » pataugèrent dans la boue fraîche avant que celle-ci ne se solidifie comme de la pierre...

 De même, à une trentaine de kilomètres au sud de Lima, j'ai constaté des traces absolument caractéristiques d'un changement de niveau du sol primitif dans l'immense cité des sables de Pachacamac où de nombreuses constructions précolombiennes et de magnifiques ouvrages hydrauliques sont de nos jours enterrés profondément.  Par endroits, j'ai vu  des murs coupés en deux à l'horizontale la partie' supérieure restant « suspendue » en l'air à trois mètres environ au-dessus de la partie inférieure affaissée.

Marios Neuensehwander estime que l'allusion légendaire  au  déluge et à  ses calamités  « se réfère clairement aux périodes de glaciation et à des inondations successives qui en furent le résultat ».  II  est  évident  que.  sur  le  toit  des  Andes,  tout tend à prouver la nature volcanique de l'une des régions peuplées les plus élevées du monde. On n'en trouve l'équivalent qu'au Tibet.

 Des Indiens Aymaras m'ont enseigné, à une lieue de La Paz, les marques d'une inoubliable catastrophe qui détruisit leur village au début de notre siècle.  Le  sol  s'affaissa  si  brusquement  que  tous les habitants furent ensevelis sous leurs chaumières. Seul survivant, le curé en perdit la parole et ne put expliquer que par signes l'épouvantable vision de cauchemar dont il était le dernier témoin, J'ai vu à l'ouest du rio Desaguadero des carrières où gisent énormément de blocs de pierre arrachés à  la  colline  voisine.  Ces  blocs  avaient  été  déjà découpés dans la roche et en partie ébauchés. Un te]  chaos dut se produire d'une façon imprévisible pour les tailleurs de pierre millénaires. Dans un ouvrage publié en 1893, Modesto Basadre l'un dès meilleurs géographes du Pérou exprima sa conviction que « l'abandon précipité de cette carrière fut provoqué par la brutale rupture du détroit  de Tiquina, Les eaux folles du lac s'engouffrèrent alors avec violence dans la faille produite, inondant toute la contrée  de  Winay-Marka.  Le rio  Desaguadero prit naissance au cours de ce cataclysme et il coupa soudain la voie de communication qui existait entre la carrière et la fameuse cité mégalithique aujourd'hui connue sous le nom de Tiahuanaco ».

 On voit un peu partout autour du lac Titikaka des vestiges de chaussées effondrées ou qui disparaissent d'un  coup,  probablement  sous  terre. Le père Lizarraga a décrit une certaine extension dallée tout autour du lac que recoupait un chemin rectiligne avec, par endroits, des ojos llanos où courait l'eau.

 Comme autre preuve de ce phénomène dantesque qui fractura les Andes et précipita les eaux, Posnansky donne la grande gorge ouverte entre le nevado Illimani et la Cordillère de Araca, par où passent actuellement plusieurs des rios du département de La Paz. Ce savant croit ensuite à un second épanchement de la formidable masse d'eau qui couvrait l'Altiplano et qui se produisit à la suite d'une surélévation postérieure du sol, dans la partie qu'occupe de nos jours, le bassin du Titikaka.

 Posnansky suppose que les eaux s'écoulèrent par Paria Lapez et Atacama, où l'on peut retrouver les traces de ce phénomène. Mais il pense que le lac était  alors beaucoup  plus  petit  et  que  les Kollas construisirent. sur ses rives des villes magnifiques avec de grandioses édifices de pierre taillée. Cela « a une époque très antérieure à Tiahuanaco et même aux civilisations de l'ancienne Egypte, de Chaldée, de Chine et de l'Inde ». Les vestiges repérés sous le lac par des plongeurs, des hommes-greiiouilles et l'expédition Cousteau appartiendraient à ces lointaines époques...
 Si l'on met en doute les traditions conservées par les Aymaras du lac sacré, ils vous emmènent dans leur champ d'oca ou de canihua. Avec l'antique chakUa de bois copiée des temps précolombiens ils retournent un coin de terre. A moins d'un mètre de profondeur, j'ai vu apparaître un mélange confus d'ossements humains et de poteries émiettées par une force de destruction colossale !

 Mais j'ai vu autre chose de plus effrayant encore. Tout au long d'une ligne ininterrompue sur plus de cent kilomètres, striant les contreforts de la Cordillère, au pied des montagnes de l'Altiplano du Kollao s'étirent les marques nettement superposées de I'an. cien étiage des eaux, comme si celles-ci s'étaient égoattées par paliers progressifs.

 A Yanaque, j'ai suivi une muraille qui court au bord du lac et qui s'étend sur un kilomètre, C'eat une vieille digue de protection construite par les Kollas. On m'a dit que les Indiens pourraient me montrer dans une vallée bolivienne des vestiges « de quais maritimes ». On sait que le lac Titikaka n'a cessé de varier de niveau après chaque glaciation. Il a continué de le  faire  pendant  l'époque  historique.  Après  avoir perdu  énormément  de  terrain,  il semble qu'il remonte très lentement depuis le début du siècle.


  Pour les géographes sud-américains, il n'y a qu'une manière d'expliquer l'engloutissement des multiples cités qui gisent au fond du lac sacré. Elles furent construites dans une dépression, a moindre altitude que la monumentale Porte du Soleil de Tiahuanaco et que les murailles et les anthropolithes qui se dressent, solitaires, sur le haut plateau. En plissant brutalement la  Cordillère,  un  monumental séisme emmagasina dans une immense cuvette, la plus haute mer intérieure du globe. La cause du cataclysme peut avoir été une déglaciation subite des  sommets  enneigés,  qui  provoqua  l'élévation rapide des eaux.

  Mais des eaux salines ! Au point qu'en juin 1970, le dernier rapport en date «l'une mission française d'études concernant l'utilisation du lac Titikaka pour l'industrialisation ou l'irrigation des terres incultes du haut plateau, apporta des résultats négatifs. Les eaux du lac sacré des Incas, sont de nos jours encore, trop chargées en sel !

 Cette énigme a inquiété bon nombre de savants,
depuis les travaux d'Antonio Raimondi au siècle dernier. Le docteur Emilio Romero, s'est prononcé pour qu'à l'origine, le Titikaka n'ait pas été seulement « un grand lac d'altitude », mais — le plus élevé du monde — un <: océan intérieur »...


Extrait du livre "Tiahuanaco 10 000 and d'énigmes incas par Simone Waisbard. Ed Robert Laffont 1971


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PARALLELISME AVEC LES ECRITURES    
 
A la lecture des textes andins ci-dessus, les esprits même les plus rationalistes sont interpellés par la convergence qui existe avec les récits bien connu des Ecritures, relatifs au Déluge. Cinq mots clefs ressortent des récits andins et biblique : montagne, oiseau, navire, arc-en-ciel, survivants. Nous allons citer ici les textes des Ecritures, pour que vous puissiez faire la comparaison, et c'est vraiment étonnant. Hypothèses : soit les rédacteurs des textes ont puisés à une source littéraire commune à l'Humanité, soit ils ont été témoin des mêmes événements, où bien les deux à la fois...    


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LE MONT ARARAT EN ARMENIE   
 
Le récit du Déluge dans la Bible, Genèse chapitre 6 à 9 :   
 
1 ¶  Lorsque les humains eurent commencé à se multiplier sur la terre et que des filles leur furent nées,2  les fils de Dieu virent que les filles des humains étaient belles et ils prirent pour femmes toutes celles qu’ils choisirent.3 ¶  Alors le SEIGNEUR dit : Mon souffle ne restera pas toujours dans l’être humain, car celui–ci n’est que chair ; ses jours seront de cent vingt ans.
4 ¶  En ces jours–là––et encore après cela –– les Nephilim étaient sur la terre, lorsque les fils de Dieu vinrent vers les filles des humains et qu’elles leur donnèrent des enfants : ce sont là les héros d’autrefois, les hommes de renom.
5  Le SEIGNEUR vit que le mal des humains était grand sur la terre, et que leur cœur ne concevait jamais que des pensées mauvaises.
6 ¶  Le SEIGNEUR regretta d’avoir fait les humains sur la terre, et son cœur fut affligé.
7  Le SEIGNEUR dit : J’effacerai de la terre les humains que j’ai créés ; j’effacerai depuis les humains jusqu’au bétail, aux bestioles et aux oiseaux du ciel ; car je regrette de les avoir faits.
8 ¶  Mais Noé trouva grâce aux yeux du SEIGNEUR.
9  Voici la généalogie de Noé. Noé était un homme juste et intègre parmi les générations de son temps ; Noé marchait avec Dieu.
10  Noé engendra trois fils : Sem, Cham et Japhet.
11 ¶  La terre était pervertie aux yeux de Dieu, la terre était pleine de violence.
12  Dieu vit que la terre était pervertie, car tous s’étaient pervertis sur la terre.
13 ¶  Alors Dieu dit à Noé : La fin de tous est arrivée, je l’ai décidée, car la terre est pleine de violence à cause d’eux ; je vais les anéantir avec la terre.
14  Fais–toi une arche en bois de résineux ; tu diviseras cette arche en cellules et tu la couvriras d’un enduit, au dedans et au dehors.
15  Voici comment tu la feras : l’arche aura trois cents coudées de longueur, cinquante coudées de largeur et trente coudées de hauteur.
16  Tu feras à l’arche une ouverture d’une coudée, disposée tout en haut ; tu placeras la porte de l’arche sur le côté ; tu feras un étage inférieur, un deuxième et un troisième.
17  Quant à moi, je fais venir sur la terre le déluge –– les eaux –– pour anéantir tous ceux qui ont souffle de vie sous le ciel ; tout ce qui est sur la terre périra.
18  Mais j’établirai mon alliance avec toi ; tu entreras dans l’arche, toi, tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi.
19  De toutes les sortes d’êtres vivants, tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour qu’ils restent en vie avec toi : un mâle et une femelle.
20  De chaque espèce parmi les oiseaux, le bétail et toutes les bestioles qui fourmillent sur la terre, un couple viendra vers toi pour rester en vie.
21  Et toi, prends de tout ce qui se mange et fais–t’en des provisions ; cela te servira de nourriture, ainsi qu’à eux.
22 ¶  Noé fit exactement ce que Dieu lui avait ordonné. Ainsi fit–il.
1 ¶  Le SEIGNEUR dit à Noé : Entre dans l’arche, toi et toute ta maison ; car j’ai vu qu’au sein de cette génération, devant moi, tu es juste.
2  De toutes les bêtes pures, prends sept couples, le mâle et sa femelle ; des bêtes qui ne sont pas pures, un couple, le mâle et sa femelle ;
3  aussi des oiseaux du ciel, sept couples, mâle et femelle, afin de garder en vie leur descendance sur toute la terre.
4  Encore sept jours, en effet, et je vais faire venir la pluie sur la terre quarante jours et quarante nuits ; j’effacerai de la terre tous les êtres que j’ai faits.
5 ¶  Noé fit exactement ce que le SEIGNEUR lui avait ordonné.
6  Noé avait six cents ans lorsqu’il y eut le déluge –– les eaux –– sur la terre.
7  Noé entra dans l’arche, lui et ses fils, sa femme et les femmes de ses fils avec lui, pour échapper aux eaux du déluge.
8  Des bêtes pures et des bêtes impures, des oiseaux et de tout ce qui fourmille sur la terre,
9  il en vint vers Noé, deux par deux, un mâle et une femelle, pour entrer dans l’arche, comme Dieu l’avait ordonné à Noé.
10  Sept jours après, les eaux du déluge étaient sur la terre.
11 ¶  L’an six cent de la vie de Noé, le dix–septième jour du deuxième mois, en ce jour–là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les fenêtres du ciel s’ouvrirent.
12  Il y eut de la pluie sur la terre quarante jours et quarante nuits.
13 ¶  Ce jour même Noé, Sem, Cham et Japhet, fils de Noé, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils avec eux entrèrent dans l’arche
14  avec tous les animaux sauvages selon leurs espèces, tout le bétail selon ses espèces, toutes les bestioles qui fourmillent sur la terre selon leurs espèces, tous les oiseaux selon leurs espèces, tout ce qui vole et qui a des ailes ;
15  de tout ce qui avait souffle de vie, il en vint vers Noé, deux par deux, pour entrer dans l’arche.
16  Ceux qui vinrent, mâle et femelle, de toute sorte, entrèrent, comme Dieu l’avait ordonné à Noé. Puis le SEIGNEUR ferma la porte sur lui.
17 ¶  Il y eut le déluge sur la terre pendant quarante jours. Les eaux montèrent et emportèrent l’arche, qui fut soulevée au–dessus de la terre.
18  Les eaux grossirent et montèrent énormément sur la terre, et l’arche s’en alla sur les eaux.
19  Les eaux grossirent de plus en plus sur la terre. Toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel furent recouvertes.
20  Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, et les montagnes furent recouvertes.
21 ¶  Tout ce qui fourmillait sur la terre périt, tant les oiseaux que le bétail et les animaux, toutes les petites bêtes qui grouillaient sur la terre, et tous les humains.
22  Tout ce qui avait souffle de vie dans les narines et qui était sur la terre ferme mourut.
23  Dieu effaça tous les êtres qui étaient sur la terre : depuis les humains jusqu’au bétail, aux bestioles et aux oiseaux du ciel, ils furent effacés de la terre. Il ne resta que Noé et ceux qui étaient avec lui dans l’arche.
24  Les eaux grossirent sur la terre pendant cent cinquante jours.
1 ¶  Dieu se souvint de Noé, de tous les animaux et de tout le bétail qui se trouvaient avec lui dans l’arche ; Dieu fit passer un souffle sur la terre, et les eaux s’apaisèrent.
2  Les sources de l’abîme et les fenêtres du ciel se fermèrent, et la pluie fut arrêtée depuis le ciel.
3  Les eaux se retirèrent de la terre peu à peu ; les eaux diminuèrent au bout de cent cinquante jours.
4 ¶  Le dix–septième jour du septième mois, l’arche se posa sur les montagnes d’Ararat.
5  Les eaux allèrent en diminuant jusqu’au dixième mois. Le premier jour du dixième mois, les sommets des montagnes apparurent.
6 ¶  Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu’il avait faite à l’arche.
7  Il lâcha le corbeau, qui sortit et revint à plusieurs reprises, jusqu’à ce que les eaux aient séché sur la terre.
8  Il lâcha la colombe pour voir si les eaux avaient baissé sur la terre.
9  Mais la colombe ne trouva pas de quoi se poser et revint à lui dans l’arche, car il y avait de l’eau sur toute la terre. Il tendit la main, la prit et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche.
10  Il attendit encore sept autres jours et lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche.
11  La colombe revint à lui sur le soir : elle tenait dans son bec une feuille d’olivier toute fraîche ! Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre.
12  Il attendit encore sept autres jours, puis il lâcha la colombe. Mais elle ne revint plus à lui.
13 ¶  L’an six cent un, le premier jour du premier mois, les eaux avaient séché sur la terre. Noé retira la couverture de l’arche et vit que la terre avait séché.
14  Le vingt–septième jour du deuxième mois, la terre était sèche.
15 ¶  Alors Dieu dit à Noé :
16  Sors de l’arche, toi, ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
17  Tous les animaux qui sont avec toi, de toute sorte, tant les oiseaux que le bétail, et toutes les bestioles qui fourmillent sur la terre, fais–les sortir avec toi : qu’ils peuplent la terre, qu’ils soient féconds et se multiplient sur la terre !
18  Noé sortit, lui, ses fils, sa femme et les femmes de ses fils avec lui.
19  Tous les animaux, toutes les bestioles, tous les oiseaux et tout ce qui fourmille sur la terre, tous ceux–là sortirent de l’arche, famille par famille.
20 ¶  Noé bâtit un autel pour le SEIGNEUR ; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel.
21  Le SEIGNEUR sentit une odeur agréable, et le SEIGNEUR se dit : Je ne maudirai plus la terre à cause des humains, parce que le cœur des humains est disposé au mal depuis leur jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait.
22  Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas.

1 ¶  Dieu se souvint de Noé, de tous les animaux et de tout le bétail qui se trouvaient avec lui dans l’arche ; Dieu fit passer un souffle sur la terre, et les eaux s’apaisèrent.
2  Les sources de l’abîme et les fenêtres du ciel se fermèrent, et la pluie fut arrêtée depuis le ciel.
3  Les eaux se retirèrent de la terre peu à peu ; les eaux diminuèrent au bout de cent cinquante jours.
4 ¶  Le dix–septième jour du septième mois, l’arche se posa sur les montagnes d’Ararat.
5  Les eaux allèrent en diminuant jusqu’au dixième mois. Le premier jour du dixième mois, les sommets des montagnes apparurent.
6 ¶  Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu’il avait faite à l’arche.
7  Il lâcha le corbeau, qui sortit et revint à plusieurs reprises, jusqu’à ce que les eaux aient séché sur la terre.
8  Il lâcha la colombe pour voir si les eaux avaient baissé sur la terre.
9  Mais la colombe ne trouva pas de quoi se poser et revint à lui dans l’arche, car il y avait de l’eau sur toute la terre. Il tendit la main, la prit et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche.
10  Il attendit encore sept autres jours et lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche.
11  La colombe revint à lui sur le soir : elle tenait dans son bec une feuille d’olivier toute fraîche ! Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre.
12  Il attendit encore sept autres jours, puis il lâcha la colombe. Mais elle ne revint plus à lui.
13 ¶  L’an six cent un, le premier jour du premier mois, les eaux avaient séché sur la terre. Noé retira la couverture de l’arche et vit que la terre avait séché.
14  Le vingt–septième jour du deuxième mois, la terre était sèche.
15 ¶  Alors Dieu dit à Noé :
16  Sors de l’arche, toi, ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
17  Tous les animaux qui sont avec toi, de toute sorte, tant les oiseaux que le bétail, et toutes les bestioles qui fourmillent sur la terre, fais–les sortir avec toi : qu’ils peuplent la terre, qu’ils soient féconds et se multiplient sur la terre !
18  Noé sortit, lui, ses fils, sa femme et les femmes de ses fils avec lui.
19  Tous les animaux, toutes les bestioles, tous les oiseaux et tout ce qui fourmille sur la terre, tous ceux–là sortirent de l’arche, famille par famille.
20 ¶  Noé bâtit un autel pour le SEIGNEUR ; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel.
21  Le SEIGNEUR sentit une odeur agréable, et le SEIGNEUR se dit : Je ne maudirai plus la terre à cause des humains, parce que le cœur des humains est disposé au mal depuis leur jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait.
22  Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas.
1 ¶  Dieu bénit Noé et ses fils ; il leur dit : Soyez féconds, multipliez–vous et remplissez la terre.
2  Vous inspirerez de la crainte et de la terreur à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, à tout ce qui fourmille sur la terre et à tous les poissons de la mer : ils vous ont été livrés.
3  Tout ce qui fourmille et qui vit vous servira de nourriture : comme les végétaux, je vous donne tout cela.
4  Seulement, vous ne mangerez pas de chair avec sa vie, c’est–à–dire avec son sang.
5  De plus, je réclamerai votre sang, pour votre vie ; je le réclamerai à tout animal ; et je réclamerai à chaque être humain la vie de l’homme qui est son frère.
6  Celui qui répand le sang de l’être humain, par l’être humain son sang sera répandu. Car à l’image de Dieu l’homme a été fait.
7  Et vous, soyez féconds et multipliez–vous, peuplez la terre et multipliez–vous sur elle.
8 ¶  Dieu dit encore à Noé et à ses fils avec lui :
9  Quant à moi, j’établis mon alliance avec vous et avec votre descendance après vous,
10  avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, tant les oiseaux que le bétail et tous les animaux sauvages, avec tous ceux qui sont sortis de l’arche, avec tous les animaux sauvages.
11  J’établis mon alliance avec vous : tous les êtres ne seront plus retranchés par les eaux du déluge, et il n’y aura plus de déluge pour anéantir la terre.
12 ¶  Dieu dit : Voici le signe de l’alliance que je place entre moi et vous, ainsi que tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour toutes les générations, pour toujours :
13  je place mon arc dans la nuée, et il sera un signe d’alliance entre moi et la terre.
14  Quand j’aurai rassemblé des nuages au–dessus de la terre, l’arc apparaîtra dans la nuée,
15  et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous, ainsi que tous les êtres vivants, et les eaux ne se transformeront plus en déluge pour anéantir tous les êtres.
16  L’arc sera dans la nuée, et je le regarderai pour me souvenir de l’alliance perpétuelle entre Dieu et tous les êtres vivants qui sont sur la terre.
17  Dieu dit à Noé : Tel est le signe de l’alliance que j’établis entre moi et tous ceux qui sont sur la terre.
18 ¶  Les fils de Noé qui sortirent de l’arche étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan.
19  Ces trois–là sont les fils de Noé. C’est à partir d’eux qu’on se dispersa sur toute la terre.
20  Noé devint cultivateur et il planta une vigne.
21  Il but du vin, s’enivra et s’exposa nu à l’intérieur de sa tente.
22  Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et le raconta au dehors à ses deux frères.
23  Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent tous deux sur leurs épaules, marchèrent à reculons et recouvrirent la nudité de leur père ; comme ils détournaient le visage, ils ne virent pas la nudité de leur père.
24 ¶  Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet.
25  Il dit alors : Maudit soit Canaan ! Qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères !
26  Il dit encore : Béni soit le SEIGNEUR (YHWH), le Dieu de Sem, et que Canaan soit son esclave !
27  Que Dieu mette Japhet au large ! Qu’il demeure dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son esclave !
28 ¶  Après le déluge, Noé vécut trois cent cinquante ans.
29  La totalité des jours de Noé fut de neuf cent cinquante ans ; puis il mourut.

FIN DU RECIT DU DELUGE


Pour sa part le Livre de Mormon dont les récits se place de manière plus récente que ces événements anciens (à l'exception du livre d'Ether qui commence à la Tour de Babel), parle du Déluge en ces termes :

22 Oui, et je vous dis que sans les prières des justes, qui sont maintenant dans le pays, vous seriez, dès maintenant, châtiés par une destruction totale; cependant, ce ne serait pas par le déluge, comme le fut le peuple du temps de Noé, mais ce serait par la famine, et par la peste, et par l'épée.
(Livre de Mormon | Alma 10:22)

Représentation tradtionnelle de l'Arche de Noé




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Données techniques sur l'Arche de Noé

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Tentative de reconstitution "scientifique" de l'Arche de Noé :

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LE DELUGE CHEZ LES SUMERIENS - LE POEME DE L'ATRAHASIS  
Le mythe d'Atrahasis est un poème de 1200 vers environ rédigé au XVIIè siècle. Ce mythe ressemble en fait à la compilation des deux premiers récits sumériens sur la cosmogonie vus plus haut. Dans la première partie, il est expliqué comment les dieux étaient à l'origine divisés en deux groupes : les uns travaillant pour les autres, qui vivaient tranquillement dans l'oisiveté. Mais comme les premiers avaient du fait de cette inégalité décidé de cesser leur travail jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée, les dieux s'étaient réunis sous la menace de la famine, et Ea (nom sémitique d'Enki) avait proposé pour résoudre le problème de créer l'Homme. Ce dernier est crée avec de l'argile pour le façonner, à laquelle on ajouta le sang du dieu Wê-ilu (qui donna le nom awîlu, "l'homme (libre)"), immolé pour permettre de rendre l'argile plus malléable. Puis la déesse-mère Ninmah donne vie à l'être crée.Dans la seconde partie, on voit que les Homme exécutent leur tâche à la perfection, mais qu'ils sont cependant très gênants pour les dieux, dont Enlil, maintenant tous oisifs, et qui ne peuvent trouver de repos dans ce vacarme, d'autant plus que les Hommes ne cessent de se multiplier. Pour résoudre ce problème, le roi des dieux envoie des épidémies, puis la famine pour décimer une partie de ses serviteurs. Mais Ea, protecteur des humains, son oeuvre, déjoue ses plans par l'intermédiaire de son protégé Atrahasis, le "Supersage", un homme qui prévient les siens à chaque danger. Enlil, de plus en plus exapéré, décide d'en finir avec les Hommes en déclanchant le Déluge, et en interdisant à Ea de communiquer avec l'un d'entre eux pour l'avertir. Mais Ea contourne le problème en s'adressant à lui en rêve, et en parlant à Atrahasis travers sa palissade. Ce dernier fabrique donc un bateau qui les sauvera du Déluge, lui et les siens, ainsi que chacun des animaux du Monde. Lorsqu'il constate après le désastre que ses plans ont été déjoués, Enlil retrouve néanmoins son calme, car il a réalisé que la disparition des Hommes le ramènerait à la situation qui avait entraîné leur création. Il accorde l'immortalité à Atrahasis, mais fait en sorte que les Hommes troublent moins sa quiétude, en faisant en sorte qu'Ea diminue la durée de vie des Hommes, et en introduisant la maladie, la stérilité, etc.


Source : http://secretebase.free.fr/civilisations/sumeriens/textes/textes.htm

L'Epopée d'Atrahasis (ou poème du Supersage) rédigée en akkadien et datant probablement du XVIIIe siècle av. J.-C., relate une version du déluge
semblable à celle que l'on trouve dans l'Épopée de Gilgamesh, c'est une sorte de compilation des mythes traditionnels mésopotamiens de la Création et du Déluge. Il se compose de 1 200 vers environ.
Dans la première partie, il est expliqué comment les dieux étaient à l'origine divisés en deux groupes : les divinités de second ordre (Igigi) travaillant pour celles de premier ordre (Annunaki), qui vivaient tranquillement dans l'oisiveté. Mais comme les premiers avaient du fait de cette inégalité décidé de cesser leur travail jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée. Les grands dieux s'étaient réunis sous la menace de la famine, leur roi Enlil furieux menaçant de tuer les Igigi. Son frère Ea (nom sémitique du dieu sumérien Enki), cherchant à le calmer, propose pour résoudre le problème de créer l'Homme. Ce dernier est conçu avec de l'argile pour le façonner, à laquelle on ajouta le sang du dieu Wê-ilu (qui donna le nom awîlu(m), "l'homme (libre)"), immolé pour permettre de rendre l'argile plus malléable. Puis la déesse-mère Ninmah donne vie à l'être crée.

Dans la seconde partie, on voit que les Homme exécutent leur tâche à la perfection, mais qu'ils sont cependant très gênants pour les dieux, dont Enlil, maintenant tous oisifs, et qui ne peuvent trouver de repos dans ce vacarme, d'autant plus que les Hommes ne cessent de se multiplier. Pour résoudre ce problème, le roi des dieux envoie des épidémies, puis la famine pour décimer une partie de ses serviteurs. Mais Ea, protecteur des humains, son oeuvre, déjoue ses plans par l'intermédiaire de son protégé Atrahasis, le "Supersage", un homme qui prévient les siens à chaque danger. Enlil, de plus en plus exaspéré, décide d'en finir avec les Hommes en déclenchant le Déluge, et en interdisant à Ea de communiquer avec l'un d'entre eux pour l'avertir. Mais Ea contourne le problème en s'adressant à lui en rêve, et en parlant à Atrahasis travers sa palissade. Ce dernier fabrique donc un bateau qui les sauvera du Déluge, lui et les siens, ainsi que chacun des animaux du Monde.
Lorsqu'il constate après le désastre que ses plans ont été déjoués, Enlil retrouve néanmoins son calme, car il a réalisé que la disparition des Hommes le ramènerait à la situation qui avait entraîné leur création. Il accorde l'immortalité à Atrahasis, mais fait en sorte que les Hommes troublent moins sa quiétude, en faisant en sorte qu'Ea diminue la durée de vie des Hommes, et en introduisant la maladie, la stérilité, etc.

Source : Wikipedia



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